On croit qu'un site lent s'optimise à la fin. C'est faux : les décisions qui coûtent cher sont prises au début, quand on choisit une bibliothèque d'animation de trois cents kilo-octets pour un effet qui en demandait dix, ou quand on charge quatre polices distantes pour trois niveaux de titre. Aucune optimisation ultérieure ne rattrape ces choix, on ne peut que les défaire. Nous les posons donc dès la maquette.
Le deuxième principe est qu'un site doit fonctionner sans dépendre de personne. Chaque ressource tierce est un point de panne, une fuite de données et un aveu : une police chargée depuis un serveur américain transmet l'adresse de chacun de vos visiteurs avant tout consentement, ce qui rend fausse la promesse de votre propre page de confidentialité. Nous rapatrions tout, y compris les polices, ce qui coûte un peu de place et règle le problème définitivement.
Le troisième est que l'accessibilité n'est pas une option morale mais une contrainte de fabrication. Contraste suffisant, navigation au clavier, ordre de lecture cohérent, textes alternatifs qui décrivent au lieu de nommer. Cela profite d'abord aux personnes concernées, et accessoirement à tout le monde : les mêmes règles rendent le site utilisable au soleil, sur un vieux téléphone, ou d'une seule main dans le métro.