La plupart des comptes d'entreprise échouent pour une raison qui n'a rien à voir avec le contenu : chaque publication a sa propre mise en page. Six visuels différents dans un fil passent pour six annonceurs, et l'effet d'accumulation, qui est le seul mécanisme réellement efficace sur ces plateformes, ne se produit jamais. Nous fixons donc un gabarit et nous nous y tenons : même hauteur de sur-titre, même place du signe, même famille de couleurs.
Le second écueil est de traiter les plateformes comme un seul canal. Un même message n'a pas la même forme sur LinkedIn, où l'on lit, et sur Instagram, où l'on regarde. Les zones rognées diffèrent aussi : le logo de page couvre quatre cent soixante pixels à gauche sur LinkedIn, l'avatar mange le coin bas gauche sur X, le mobile ne montre que la bande centrale sur Facebook. Composer sans le savoir revient à publier des visuels amputés.
Enfin, la communauté n'est pas une audience. Une audience regarde, une communauté répond, et la différence se joue dans les commentaires et les messages privés, pas dans le nombre d'abonnés. Nous répondons à tout, y compris aux critiques, et surtout à celles qui sont justes. Un compte à trois mille abonnés qui converse vaut mieux qu'un compte à trente mille qui diffuse, et il coûte moins cher à tenir.