La demande arrive presque toujours sous la forme « il nous faudrait un nouveau logo ». C'est rarement le problème. Ce qui manque, c'est le système autour : les deux polices et leurs usages, la palette et ses proportions, la manière de cadrer une photographie, la grille qui tient les documents. Sans lui, chaque nouveau support repart de zéro et l'ensemble ne se reconnaît jamais.
Un signe doit ensuite survivre à ses conditions réelles d'emploi. Il sera vu à seize pixels dans un onglet, gravé sur un tampon, brodé sur un vêtement, imprimé en une seule couleur sur une facture. Un dessin qui ne tient qu'en grand, en couleur et sur fond blanc n'est pas une identité, c'est une illustration. Nous éprouvons donc chaque piste dans ces quatre situations avant de la présenter.
Enfin, le ton de voix pèse autant que le visuel et se néglige presque toujours. Deux maisons peuvent partager la même palette et se distinguer entièrement par la façon dont elles écrivent un message d'erreur, une relance de facture ou une réponse à un client mécontent. Nous écrivons donc ces textes-là aussi, parce que ce sont eux que vos clients lisent le plus souvent.